Octobre est le mois de la lutte contre le cancer du sein.

ruban rose

 

Parce que la cause est importante et que je lutte moi-même contre cette fichue maladie, je voulais éditer ce billet.

Cela fait 4 mois que je suis une chimiothérapie sur Paris et je dois avouer que ce n'est pas une partie de plaisir.

Lorsque j'ai appris que j'étais atteinte d'un cancer (je ne détaillerai pas le type de tumeur, ni le stade d'évolution, les termes sont trop compliqués quand on est novice, et cela ne regarde que moi et mon oncologue finalement), ça été comme un tsunami dans ma tête. D'abord j'ai pensé "que vont devenir mes enfants ?", puis "c'est pas possible, pas moi !"

Et oui, le cancer, c'est bien connu, ne touche que les autres. On se sent généralement loin de tout ça, inattaquable.

Cette maladie fait peur. Les mots "tumeur", "cancer", "chimiothérapie", "chirurgie", "radiothérapie" (et bien d'autres mots encore plus mystérieux et effrayants) font peur.

On a peur de souffrir, peur de ne pas voir grandir nos enfants (ou petits enfants).

Et puis, il y a la peur des autres: nos parents ont peur de perdre leur enfant; les amis, les collègues se font plus discrets, voire même totalement absents.

Soudainement vous avez l'impression d'être atteint d'une maladie contagieuse, alors que le mutisme des uns est du au fait qu'ils ne savent pas quoi dire, qu'ils ne savent pas s'ils doivent être rassurant au risque de trop dédramatiser la chose, d'éviter le sujet et faire comme si tout allait bien, ou bien d'être trop triste et/ou d'en faire trop. Alors, plutôt que de se sentir maladroit ou idiot devant vous, ils vous évitent tout simplement.

Et puis il y a ceux qui connaisse une telle qui a eu la même chose et qui en savent plus que vous. Ceux là sont toxiques, les éviter ou mettre des bouchons dans les oreilles est la meilleur chose à faire.

Ainsi, non seulement on doit se battre contre la maladie, mais aussi contre les préjugés et l'ignorance des autres.

Non seulement le combat est physique, mais le psychisme est lourdement affaibli.

L'entourage est important. Se sentir soutenu, écouté, dorloté parfois est primordial.

L'équipe médicale (oncologue, chirurgien, infirmière, psychologue...) prend aussi une place importante dans la voie de notre guérison. Et il est important de savoir qui choisir, d'être bien orienté, bien conseillé dès le début de la maladie.

J'ai longtemps hésité à éditer cette rubrique (la preuve le mois d'octobre est quasiment terminé), mais la lutte contre le cancer doit être permanente et pas seulement sur un mois.

En parler est nécessaire pour éduquer chacun et chacune.

Une tumeur vite repérée est une tumeur rapidement éliminée, et surtout des métastases évitées.

Guérir est important. Mais éviter la rechute ou un nouveau cancer quelques années après l'est encore plus.

Ainsi, chacune doit savoir comment repérer une "anomalie" et consulter son médecin traitant ou son gynécologue.

Il faut connaître son corps, savoir l'écouter et reconnaître une "urgence" quand elle se présente.

Mesdames et messieurs (car oui, le cancer du sein concerne aussi les hommes, même si cela est plus rare), lorsque vous sentez quelque chose de "bizarre" à la palpation ou bien une douleur anormale, n'attendez pas en vous disant (comme on le fait souvent pour un rhume): "ça va passer, dans une semaine ou deux il ne paraîtra plus rien?", ou bien: "de toute façon je n'ai pas le temps en ce moment, on verra ça pendant les vacances!".

Le moindre doute, consultez.

J'ai trouvé cette plaquette intéressante sur facebook. Elle schématise les différents symptômes induits par une tumeur au sein.

les différents symptomes dune tumeur

Alors, n'oubliez pas la vie est belle !

Elle est précieuse!